23 janvier 1960

UNE PLONGÉE RECORD

En janvier 1960, Rolex participe à la conquête du point le plus profond des océans, dans la fosse des Mariannes. Le bathyscaphe Trieste atteint alors pour la première fois 10 916 mètres en-dessous du niveau de la mer.

23 janvier 1960

UNE PLONGÉE RECORD

LES ÉCOUTILLES SE REFERMENT

En ce soir du 23 janvier 1960, le soleil couchant teinte la surface de l’Océan Pacifique d’un orange profond. L’ingénieur océanographe suisse Jacques Piccard et le lieutenant Don Walsh de la marine américaine rassemblent leur courage avant de se glisser dans la chambre étroite qui mène à la cabine du bathyscaphe Trieste. Jacques Piccard et Don Walsh ne savent pas qu’ils sont sur le point d’écrire l’histoire. Ils ignorent ce qui les attend au fond de l’océan, tandis qu'ils regardent l’assistant Giuseppe Buono refermer sur eux la lourde porte de la cabine : l’aventure peut commencer.

LE PROJET NEKTON

Après avoir acheté le navire, organisé et financé l’intégralité de l’entreprise, la marine américaine passe neuf mois à préparer le Trieste et son équipage pour qu’ils puissent prendre part au projet Nekton, une série de plongées scientifiques en eaux profondes réalisées près de l’île de Guam. Selon un communiqué de presse de la marine américaine, le projet Nekton doit offrir « une connaissance scientifique de la pénétration de la lumière solaire, de la visibilité sous-marine, de la transmission des sons créés par l’homme, et de la géologie marine ». Fixée à l’extérieur du Trieste se trouve une Rolex « Deep Sea Special », le modèle le plus avancé d’une série de prototypes conçus pour résister à une pression à laquelle aucun humain ne saurait survivre. La Rolex et le Trieste vont s’immerger ensemble dans les eaux inexplorées.

LE BATHYSCAPHE TRIESTE

Mis au point pour explorer les océans, le bathyscaphe relève d’une conception ingénieuse. Son inventeur Auguste Piccard, père de Jacques Piccard, est convaincu que « la première réponse n’est jamais la bonne réponse ». Lorsque les Piccard commencent à tester le Trieste en 1953, les ingénieurs de Rolex poursuivent depuis plusieurs décennies déjà leur propre quête de la perfection, très impatients de se lancer dans une série de missions audacieuses. La marine américaine leur permet de concrétiser leur rêve, en réalisant la plus extraordinaire mission d’exploration sous-marine.

TESTS GRANDEUR NATURE

Entre 1953 et 1956, le Trieste améliore ses performances. A chacune de ses plongées en eaux profondes, un nouveau prototype Rolex est testé. En Août 1953, le Trieste descend à 1 080 mètres avec la Deep Sea Special attachée à l’extérieur du bathyscaphe, puis à 3 150 mètres un peu plus tard la même année, avant d’atteindre 3 700 mètres de profondeur en 1956.

64 PLONGÉES

Au début de l’année 1958, la marine américaine achète le Trieste à la famille Piccard ; Jacques Piccard devient consultant pour former le personnel chargé d’entretenir et de manœuvrer le bathyscaphe. La sphère du Trieste – conçue à l’origine pour supporter la pression qui s’exerce à 6 000 mètres de profondeur – est agrandie et perfectionnée pour résister à la pression exercée à 11 000 mètres de profondeur. C’est après 64 plongées que le Trieste et son équipage sont prêts pour le test ultime.

CHALLENGER DEEP

Le 23 janvier 1960, dans une mer agitée, Don Walsh, le pilote du Trieste, et Jacques Piccard descendent dans la fosse des Mariannes. Cette zone, surnommée Challenger Deep située à près de 11 kilomètres en-dessous du niveau de la mer, est la plus profonde dépression connue à la surface de notre planète. Bien qu’approximativement répertoriée sur les cartes, les coordonnées de ce point des océans doivent être vérifiées avec exactitude. L’utilisation de charges de dynamite et de calculs de propagation des sons sont nécessaires pour déceler son emplacement précis, à 320 kilomètres environ au large de la côte de Guam.

UN RECORD INÉGALÉ

A 10 916 mètres, la pression est supérieure à une tonne par centimètre carré. A la grande surprise de l’équipage et, plus tard, à celle de toute la communauté scientifique, Don Walsh et Jacques Piccard font une incroyable découverte, grâce à la lumière fournie par les lampes à vapeur de mercure du bathyscaphe : au plus profond de l’océan, la vie marine existe. Lorsque le Trieste refait surface près de 9 heures plus tard, il devient le premier navire habité à avoir atteint le point le plus profond de l’océan. Le record établi ce 23 janvier 1960 – il y a un demi-siècle – demeure aujourd’hui inégalé par un navire habité. Le 25 janvier 1960, un télégramme parvient au siège de Rolex, à Genève. « Heureux d’annoncer que votre montre fonctionne aussi bien à 11 000 mètres de profondeur qu’à la surface ». Il est signé de Jacques Piccard.

ROLEX DEEP SEA SPECIAL

Depuis la première montre-bracelet étanche « Oyster » créée en 1926 par Hans Wilsdorf, Rolex étudie sans relâche les outils nécessaires aux professionnels qui évoluent dans les conditions les plus extrêmes. La Deep Sea Special est développée pour démontrer l’efficacité du modèle Oyster parfaitement étanche. Héritières directes de la Deep Sea Special, la Submariner (1953) et la Sea-Dweller (1967) deviennent des équipements indispensables à l’exploration sous-marine, notamment pour les plongeurs professionnels de la COMEX, société française d’ingénierie sous-marine en grande profondeur avec laquelle Rolex travaille pour perfectionner ses montres de plongée. Depuis lors, une relation de confiance est établie entre Rolex et le monde scientifique.

EXPLORATION SOUS-MARINE

Rolex continue d’apporter son soutien aux plus grands scientifiques du monde, nouant des relations durables avec quelques-uns des plus célèbres pionniers des océans. Après Jacques-Yves Cousteau, l’explorateur sous-marin de renommée internationale, Sylvia Earle, biologiste marine américaine, explore les fonds marins pour comprendre les conditions de survie de l’homme sur la Terre. « La vie humaine est possible grâce aux équilibres de la nature. Si nous prenons soin de l’océan et du reste du monde naturel, en réalité, nous prenons soin de nous ». Les 7 000 heures de plongée du Dr. Earle représente une contribution inestimable pour les générations futures.

RENDRE LA PLANÈTE ENCORE PLUS BELLE

Depuis plus de cent ans, la recherche de la perfection est la motivation principale des avancées technologiques de Rolex. Cette démarche de recherches menées avec détermination doit également être bénéfique aux générations à venir pour leur rendre la planète plus hospitalière. C’est dans cette optique que Rolex soutient, depuis de longues années, les projets visant à sauvegarder l’équilibre délicat entre l'homme et l'animal, et à préserver les ressources naturelles de la Terre.

1950

Un premier prototype de la Rolex Deep Sea Special est testé en profondeur avec succès par des plongeurs professionnels.

1953

Grâce aux plongées réalisées par le Trieste, un second prototype de la Deep Sea Special – plus solide et plus robuste que le premier – est fixé sur la coque extérieure du bathyscaphe et testé avec succès à 1 080 mètres. Plus tard la même année, il est immergé à 3 150 mètres. Entre chaque phase de test, le prototype est conservé avec soin dans une boîte en bois conçue par les ingénieurs de Rolex, qui ont également rédigé une note d’instructions pour le remontage et le réglage particulier de la pièce.

1953

Lancement de la première Submariner. La montre, équipée du tout nouveau système Twinlock breveté par Rolex, est étanche à 100 mètres.

1954

La seconde version de la Submariner, dévoilée à la foire de Bâle au printemps 1954, peut déjà être portée à une profondeur de 200 mètres.

1956

La seconde version de la Submariner, dévoilée à la foire de Bâle au printemps 1954, peut déjà être portée à une profondeur de 200 mètres.

1960

Forte des connaissances acquises lors de la mise au point des deux premiers modèles, la troisième Deep Sea Special est créée pour résister aux conditions les plus extrêmes. C’est cette montre qui, fixée une fois encore au bathyscaphe Trieste, remontera en parfait état de marche après avoir atteint le point le plus bas de la fosse des Mariannes, Challenger Deep, à 10 916 mètres de profondeur.

1967

Lancement de la Rolex Sea-Dweller, équipée d’une lunette graduée tournante et d’une valve à hélium brevetée. La montre atteint la profondeur de 610 mètres.

1978

Naissance de la Sea-Dweller 4000, qui peut désormais atteindre 1 220 mètres de profondeur.

1979

La Submariner atteint 300 mètres de profondeur.

2003

Une édition spéciale de la Submariner, habillée d’une lunette verte, marque le 50ème anniversaire du modèle.

2008

Naissance de la Rolex Deepsea. Equipée du nouveau système Ringlock breveté par Rolex, cette montre de plongée nouvelle génération résiste à une profondeur pouvant aller jusqu’à 3 900 mètres.

- 100 m

1953 : Lancement de la première Submariner. La montre, équipée du tout nouveau système Twinlock breveté par Rolex, est étanche à 100 mètres.

- 200 m

La seconde version de la Submariner, dévoilée à la foire de Bâle au printemps 1954, peut déjà être portée à une profondeur de 200 mètres.

- 300 m

1979 : La Submariner atteint 300 mètres de profondeur.

- 610 m

1967 : Lancement de la Rolex Sea-Dweller, équipée d’une lunette graduée tournante et d’une valve à hélium brevetée. La montre atteint la profondeur de 610 mètres.

- 1220 m

1978 : Naissance de la Sea-Dweller 4000, qui peut désormais atteindre 1 220 mètres de profondeur.

- 3150 m

1953 : Grâce aux plongées réalisées par le Trieste, un second prototype de la Deep Sea Special – plus solide et plus robuste que le premier – est fixé sur la coque extérieure du bathyscaphe et testé avec succès à 1 080 mètres. Plus tard la même année, il est immergé à 3 150 mètres. Entre chaque phase de test, le prototype est conservé avec soin dans une boîte en bois conçue par les ingénieurs de Rolex, qui ont également rédigé une note d’instructions pour le remontage et le réglage particulier de la pièce.

- 3700 m

1956 : Le second prototype de la Deep Sea Special atteint finalement la profondeur de 3 700 mètres au cours d’une nouvelle plongée du Trieste.

- 3900 m

2008 : Naissance de la Rolex Deepsea. Equipée du nouveau système Ringlock breveté par Rolex, cette montre de plongée nouvelle génération résiste à une profondeur pouvant aller jusqu’à 3 900 mètres.

- 8848 m

Pour référence, le Mont Everest atteint 8 848 mètres. Il a été conquis en 1953 par Sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay, équipés de montres Rolex Oyster.

- 10916 m

1960 : Forte des connaissances acquises lors de la mise au point des deux premiers modèles, la troisième Deep Sea Special est créée pour résister aux conditions les plus extrêmes. C’est cette montre qui, fixée une fois encore au bathyscaphe Trieste, remontera en parfait état de marche après avoir atteint le point le plus bas de la fosse des Mariannes, Challenger Deep, à 10 916 mètres de profondeur.

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